02/07/2012

Mon équipe-type de l'Euro 2012

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17/04/2012

Le Barça sentirait-il le sapin?

 

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L'Europe du football retournerait-elle sa veste? On peut le penser! Elle qui a tant encensé le FC Barcelone version Pep Guardiola est en train de virer de bord. Les plumitifs «as de la dithyrambe» et les consultants - et Dieu sait que d'aucuns sont de pacotille - ont subitement appris à reformuler leur(s) discours. A émettre quelques bémols à tout ce qu'ils avaient pu prétendre dans un très récent passé.

Aux termes «plus belle équipe du siècle» et «meilleurs joueurs de l'histoire» ont succédé les points d'interrogation. La machine collective mise en place par le technicien déplumé n'est plus intergalactique, mais simplement banale. C'est en tout cas que le message que certains tentent de faire passer depuis que Lionel Messi et sa formidable cohorte ont un temps compté dix points de retard sur le Real Madrid en championnat. C'est aussi ce qui s'est dit après que les champions d'Europe aient «péniblement» franchi l'obstacle AC Milan en quarts de finale de la C1.

La démonstration livrée au tour précédent de la Ligue des champions contre le Bayer Leverkusen n'avait pas totalement dissipé le malentendu sur le niveau de jeu de cette équipe royale. Une formation qui survole son sujet comme l'a fait le groupe blaugrana contre Derdiyok et Cie aurait pourtant eu droit à six mois de tranquillité. Mais pas le Barça!

Car le Barça, aujourd'hui, fâche. Sa domination et son aisance technique irritent.

A tel point que les loups guettent le moindre faux pas au coin du bois. Au vrai, la question qui circule aujourd'hui est la suivante: Barcelone sentirait-il le sapin? Ou, différemment formulée: la poudre magique que le collectif catalan disperse aux quatre coins du monde depuis près de trois ans serait-elle usée?

La réponse tombera dans les heures qui viennent, dans la semaine qui vient. Avec un déplacement à Londres demain soir pour y affronter Chelsea, la réception du Real Madrid samedi soir et un match retour à domicile contre les «Blues» mardi prochain, Pep Guardiola - qui s'interroge encore sur le fait de rester sur le banc du Camp Nou - devra faire taire ses détracteurs. Ou pas.


 

15/12/2010

Football espagnol, dopage et poule aux oeufs d'or

C’est bien connu: on ne prête qu’aux riches. Le monde sportif en sait quelque chose, lui qui accable de tous les maux les athlètes moins médiatiques mais laisse en paix les stars. On n’abat pas si facilement que cela la poule aux œufs d’or, fût-elle gravement intoxiquée.

Le football poursuit donc son bonhomme de chemin sous les sunlights, même s’il faudra bien qu’un jour la vérité éclate. Les récentes révélations du Docteur Eufemanio Fuentes («Si je dis tout ce que je sais, on pourra retirer l’Euro 2008 et la Coupe du monde 2010 à l’Espagne») ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd. Il n’y a pas de fumée sans feu, dit-on. Mais d’aucuns continueront à faire la… sourde oreille aux déclarations fracassantes du maître d’œuvre de l’Affaire Puerto.

Pourtant, en 2006 déjà, le médecin espagnol s’était fendu de premières phrases mettant le feu aux poudres et laissant à penser que le système de dopage mis en place ne concernait pas uniquement les cyclistes de son pays.

A l’époque, la FIFA avait fermé les yeux. Les œillères ont encore épaissi depuis. Comme sur les scandales liés à la corruption (plus que) présumée de ses membres. Il y a quatre ans, des menaces de mort avaient empêché Fuentes d’aller plus loin dans ses confessions. Le football est une telle machine que le prendre à contrepied est devenu impossible. Sous peine d’y laisser sa peau.

Dans la basse-cour sportive, dirigée par de vieux coqs déplumés, la poule aux œufs d’or est chouchoutée, ultraprotégée. Il n’y a guère que l’ultraprovocateur mais génialissime Maradona qui ait été mis sous l’éteignoir, dribblé qu’il fut par une Fédération internationale qui ne goûta pas son retour au premier plan.

Aujourd’hui, les aseptisés Iniesta, Xavi et consorts, placés au cœur de la polémique par le Docteur Fuentes, sont bien trop polis pour être cloués au pilori. Reste que leur entraîneur au Barça, Josep Guardiola, a beau être porté aux nues, il fut positif à la nandrolone en 2001, alors qu’il portait le maillot de Brescia.

Alors, amis espagnols, si Fuentes a raison, gare au retour de bâton!