06/10/2011

La Suisse a un présent à assumer

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Tiens, y a match vendredi soir! Et pas n'importe lequel pour l'équipe de Suisse. Laquelle s'apprête, au Pays de Galles et puis à Bâle, à jouer son année sur deux échéances rapprochées. Rappelons en effet que tout autre résultat qu'une victoire ne lui servirait pas à faire avancer le schmilblick dans sa course effrénée vers un ticket pour l'Euro 2012. Les épiciers ont certes déjà fait leur compte, arguant du fait que, si la Nati s'incline à Swansea et que, dans le même temps, le Monténégro s'encouble chez lui devant l'Angleterre, tout restera ouvert quatre jours plus tard, mais de tels calculs sont inutiles.

La Suisse doit gagner vendredi soir contre les Gallois. Pour les mathématiques comme pour la tête. Pour entretenir la flamme comme pour attirer 30'000 personnes au Parc Saint-Jacques. Recevoir mardi soir les Monténégrins dans une enceinte aux trois quarts vide serait un terrible affront pour Ottmar Hitzfeld. Une injuste gifle pour la génération montante qui paie les errements d'un début de campagne placé sous le signe d'un capitaine caractériel.

Voilà pourquoi, dans un peu plus de 24 heures, la Suisse devra soigner tous les petits détails. Vous nous direz qu'il n'y a pas lieu de faire du Pays de Galles une montagne, mais, lorsque l'on revient des catacombes comme l'ont fait les Helvètes dans ces éliminatoires, même la moindre bosse ressemble au Galibier. Avec en face d'eux le trio Bale-Bellamy-Ramsey, les protégés de «Gottmar» auront de jolis adversaires, mais pas des monstres.

Alors, cette Suisse doit pénétrer sur la pelouse de Swansea avec une volonté de fer. Pour effacer l'échec de Podgorica il y a un an et le désastre de Sofia qui remonte au mois de mars. Ce match nul en Bulgarie sonnait comme un tournant pour l'équipe nationale, qui voyait sa paire Frei-Streller partir sous d'autres cieux et une génération montante avoir enfin sa chance.

Demain soir, ils seront plusieurs «jeunes loups» à se bousculer dans le onze départ. Si, face à leur talent, on en oublie parfois que Shaqiri - qui fêtera ses 20 ans le 10 octobre - et Xhaka (1992) sont nés dans les années 90, il est encore bon de rappeler que Timm Klose (1988) et Fabian Frei (1989), lesquels seront propulsés en première ligne, ne sont pas beaucoup plus âgés.

Alors oui, si l'on se fie au passeport, cette équipe a de l'avenir, mais c'est bel et bien son présent qui se joue au Pays de Galles puis contre le Monténégro. Alors, c'est le moment de forcer les portes d'un barrage synonyme de nouveaux espoirs.

 

29/09/2011

On remercie Hitzfeld?

Au printemps passé, on a assez bavé sur Ottmar Hitzfeld pour, aujourd'hui, lui rendre hommage lorsqu'il effectue de bons choix. Depuis qu'il a été comme libéré par la retraite internationale d'Alexander Frei, le général de la Nati a été contraint et forcé de rajeunir ses cadres. On ne saura jamais vraiment si c'est une décision délibérée ou imposée par les circonstances, mais toujours est-il qu'elle lui a permis de se remettre sur le droit chemin. Et tous ses protégés avec lui.

On avait vu, au mois de juin, que les convocations distribuées à Innocent Emeghara, Admir Mehmedi et Granit Xhaka avaient été marquées du sceau de l'intelligence. On avait constaté, en août puis en septembre, que les coups de fil lancés à Gaetano Berardi, Fabian Frei, Timm Klose, Fabian Lustenberger et Yann Sommer s'inscrivaient dans la même logique, avec la même pertinence.

Alors, cet après-midi en découvrant la sélection appelée à affronter le Pays de Galles (le 7 octobre) et le Monténégro (le 11), on s'est tout autant réjoui que lors des dernières listes dévoilées par l'ancien mentor du Bayern Munich. On constate en effet que ce dernier a eu l'intelligence de faire appel à Ricardo Rodriguez, le (très) prometteur latéral gauche du FC Zurich.

A peine âgé de 20 ans, le robuste défenseur obtient ici la récompense d'une année 2011 haute en couleurs, marquée notamment par un début de saison sur les chapeaux de roue. Actuellement, il est l'une de seules satisfactions d'un FCZ qui peine à se faire entendre en Super League. Surtout, devant les difficultés de Reto Ziegler à se transcender avec le tricot rouge à croix blanche sur les épaules, il fait office de deuxième (ou peut-être même premier) choix pour occuper ce flanc sensible de l'arrière-garde helvétique.

A Swansea puis à Bâle, rappelons-le, les Suisses se devront d'aller forcer la porte des barrages, pour continuer à croire en une qualification pour l'Euro 2012 qui, jusqu'à il y a encore huit semaines, paraissait totalement improbable.

Même si le match en terre galloise ne sera pas une partie de plaisir, espérons que Hitzfeld aura le tableau d'affichage en sa faveur à cinq minutes de la fin. Histoire de faire entrer en jeu le fameux Rodriguez, «l'obligeant» à être un international suisse à vie. Né d'un père espagnol et d'une mère chilienne, l'intéressé, champion du monde M17 avec Ben Khalifa et Xhaka, est en effet surveillé de près par la sélection sud-américaine. C'est le moment!