25/01/2012

Novak Djokovic, simulateur précoce

 

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Cette fois-ci, trop, c'est trop. On commence à en avoir vraiment marre des simulacres de Novak Djokovic! Non, on ne remet pas en question son niveau tennistique, mais son comportement en match flirte à présent avec l'inacceptable, dépasse même les bornes.

Tout à l'heure contre David Ferrer en quarts de finale de l'Open d'Australie, le Serbe nous a refait une «spéciale». Ou, plutôt, une «Nole», devrions-nous écrire. Comprenez par-là que, lors d'un rare moment où le match ne tournait pas tout à fait comme il le souhaitait, le numéro 1 mondial a commencé à faire mine de se sentir mal, de respirer dans le vide.

Puis, il s'est tenu la cuisse, comme s'il était victime d'un claquage, voire d'une élongation. Le tout avant de finir par torpiller son adversaire espagnol, considérablement gêné aux entournures par la puissance et la profondeur du Serbe. Il mérite incontestablement l'oscar du meilleur acteur.

Alors oui, Novak Djokovic est un très bon joueur. Oui, il va certainement s'en aller conquérir un troisième sacre à Melbourne. Mais, par pitié, qu'il arrête de se croire dans un théâtre ou sur le tournage du prochain film de Stallone. Son attitude est indigne d'un numéro 1 du jeu.

Loin du fair-play incarné par quelques-uns de ses prédécesseurs sur le trône, le simulateur précoce ne mérite pas autant de louanges. Le journal L'Equipe l'a bien compris en ne lui attribuant pas le titre de «Champion des champions 2011». Lequel récompense certes le sportif de l'année au niveau des résultats, mais aussi celui qui fait preuve d'un état d'esprit sain. Ce qui, de toute évidence, n'est pas le cas chez «Nole».