08/10/2010

La fin d'une époque

Euro 2004, Coupe du monde 2006, Euro 2008 et Coupe du monde. Quatre grandes compétitions et puis s’en vont. Sauf incroyable miracle, les footballeurs suisses n’enchaîneront pas sur une cinquième avec l’Euro 2012. Incapables de marquer depuis quatre rencontres officielles, Alexander Frei et ses amis se retrouvent à des années-lumière de la Pologne et de l’Ukraine, pays organisateurs du prochain Championnat d’Europe.

La faute à leur mutisme offensif bien entendu, mais également à une flopée des mauvais choix et de prestations indigentes de part et d’autre. Si Ottmar Hitzfeld a bien un rôle à jouer dans cette débâcle, le sélectionneur allemand n’est pas seul. Reste que, à l’aube d’un hiver qui s’annonce très long pour le football helvétique, il est l’acteur principal de cette triste fin d’époque.

Terminée en queue de poisson, l’ère «dorée» de la Nati est restée bloquée sur le tarmac de Podgorica, cimetière des dernières illusions suisses. La leçon de l’Afrique du Sud n’a donc pas été retenue par les internationaux et par le staff. La claque est rude pour les trop rares personnages qui se sont montrés à la hauteur—Benaglio, Grichting…

Si elle fait souffrir à l’heure actuelle, la contreperformance signée au Monténégro est peut-être un mal pour un bien. Et si elle permettait à l’ASF d’enfin faire le ménage et de préparer l’avenir. Certes, il va falloir réapprendre la patience, mais le jeu en vaut certainement la chandelle.

Dis, papa, c’est loin 2014?