08/11/2010

Raide Bull?

071811_XRM112_6200db82.jpgLe paddock est en ébullition. Dimanche prochain aux Emirats arabes unis, nous connaîtrons enfin le nom du champion du monde de Formule 1. Après dix-neuf Grands Prix d’une lutte acharnée, Jenson Button saura enfin qui lui succède au palmarès.

Dans le coup durant une bonne partie de la saison, le golden-boy londonien a fini par craquer dans la dernière ligne droite. Mathématiquement, ils sont encore quatre à pouvoir lui succéder. Mais, très franchement, seuls trois hommes peuvent valablement prétendre décrocher le graal: Fernando Alonso, Mark Webber et Sebastian Vettel. Rejeté à vingt-quatre points de l’Espagnol, Lewis Hamilton devrait bénéficier d’un incroyable concours de circonstance pour empocher son deuxième titre après celui conquis en 2008. «Ce serait un miracle», concédait-il hier.

Pour Alonso, en revanche, tous les voyants sont au vert. Le pilote Ferrari devrait passer à trois sacres mondiaux sur le bitume d’Abu Dhabi. La troisième place conquise dimanche à Interlagos le laisse en tête du Mondial. Et ses poursuivants, Mark Webber et Sebastian Vettel, se retrouvent dans une position de chasseurs qu’ils n’apprécient guère. L’échec connu par l’écurie Red Bull en Corée du Sud pourrait coûter très cher au décompte final.

Celui pour qui la pilule risque d’être la plus amère se nomme Webber. A trente-quatre ans, le courageux australien n’est pas épargné par la tactique de son équipe, qui privilégie le talent de son coéquipier Vettel. Fâché, l’Aussie a d’ailleurs lâché que «l’écurie dégageait beaucoup d’énergie à le soutenir». Cette déclaration n’a pas du tout été appréciée en hauts lieux. La guéguerre interne pourrait donner un coup de pouce à Alonso. Réponse dimanche prochain aux Emirats arabes unis. Où l’issue de la course pourrait donner un sacré coup de pouce aux journalistes. Devra-t-on parler de… Raide Bull?