25/09/2011

Anomalies sportives

Il y a peu, quelqu'un est encore venu me murmurer à l'oreille que Lionel Messi n'était pas le meilleur joueur de la planète football. Mais comment peut-on oser affirmer une chose pareille à l'heure qu'il est? Ce soir encore, l'Argentin a livré un festival devant le public du Camp Nou pour assassiner l'Atletico Madrid (5-0). Comme il le fait une, voire deux ou trois fois par semaine depuis déjà plusieurs saisons. «Leo» est sur un nuage, sur son nuage, là où personne ne peut le rejoindre. Et lui, Monsieur Ronaldo, on ne le siffle pas dans tous les stades du monde. Il n'est pas forcément beau, certes, mais Dieu sait qu'il est bon!

Messi qui parade, c'est peut-être là l'une des seules choses normales apparues en ce début de week-end sportif. Car, sur quelques terrains de jeu aux quatre coins du globe, les surprises, voire les aberrations, n'ont pas manqué.

Comme meilleur illustration du propos, imaginez un seul instant: vers 19 h 20 ce soir, Milaim Rama s'est enfoncé comme dans du beurre dans la défense bâloise pour ramener un point au FC Thoune. L'ancien international suisse ressuscite. Ou l'histoire de Fernandel qui revit dans l'Oberland. Et puis, quelques heures plus tard, Genève-Servette a failli gagner un match, contre Berne, qui plus est. C'est dire à quel point la planète sport n'a pas toujours tourné rond! On rigole, bien sûr, au sujet des «Aigles». Mais ce serait le moment de sortir de cette torpeur de début de saison qui pourrait vite avoir des conséquences. Voir les hommes de McSorley patiner dans la semoule fera vite ressortir les contribuables aigris. Si cela n'est pas déjà fait...?

Après, rayon anomalies, il vient de s'écouler quasiment une journée entière sans que l'on parle de Christian Constantin! C'est quasiment un exploit, tant le patron du FC Sion est à la «une» de tous les médias de la région depuis trois mois. Son duel à distance cette semaine avec le duo Infantino-Platini risque de valoir son pesant de cacahuètes. Les petites phrases ne vont pas manquer, mais il n'aura certainement pas le même intérêt que le comportement de «Chaga», tout à l'heure dans les tribunes de Grasshopper, où se déplace «son» Xamax. A qui ira le bras d'honneur, cette fois-ci? Au pauvre Ciriaco Sforza, qui n'a rien fait de mal? Ou au prochain Neuchâtelois qui manquera le cadre?

L'anomalie serait qu'il ne se manifeste pas...

Mais, entre nous soit dit, la plus grande anomalie du week-end serait quand même que Lausanne batte Servette, non?

 

 

30/12/2010

Cure de jouvence pour Genève-Servette?

Voici une semaine, tout le monde, ou presque, s’interrogeait sur le bien-fondé de la participation de Genève-Servette à la mythique Coupe Spengler. Après la demi-finale, perdue d’un rien cet après-midi (3-4 en prolongation), c’est une autre question qui surgit sur le devant de la scène: et si cette expédition davosienne représentait un acte fondateur dans la saison des Aigles?

 

Après leur entame d’exercice poussive, les hommes de Chris McSorley ont peut-être profité de leur semaine en commun pour se découvrir un peu plus. C’est souvent dans les rassemblements quasiment à huis clos que l’on découvre les hommes et que des amitiés – ou des relations – peuvent se créer, se nouer.

 

Avec le duo d’enfer Fritsche-Park, qui a fait des merveilles dans les Grisons, Genève-Servette reprend assurément de belles couleurs pour aborder la dernière ligne droite vers des play-off qui, sauf cataclysme, occuperont son mois de mars. Alors bien sûr, la défaite concédée aujourd’hui contre le SKA Saint-Pétersbourg n’a ravi personne, mais le GSHC peut voir l’avenir en rose.

 

Ce n’est pas Brian Pothier, auteur d’une très bonne semaine davosienne, qui dira le contraire. Le défenseur américain s’est montré à la hauteur de l’événement, alors que ses premiers pas aux Vernets avaient davantage laissé place à d’inquiétants questionnements. Il n’y a guère que Toni Salmelainen, méconnaissable par rapport à la saison dernière, qui peine à retrouver un niveau cohérent.

 

Ce week-end, les Aigles qui, espérons-le, n’auront pas laissé des plumes au niveau physique dans leur long périple vers la Spengler, s’en iront mardi affronter le HC Lugano à la Resega. Un nouveau grand voyage pour une équipe qui, en cas de succès, assommerait définitivement les Bianconeri. Avant de retrouver Davos…. en play-off?