06/03/2011

Lille de la... sensation

La presse sportive européenne se penche avec étonnement sur le fabuleux parcours du Borussia Dortmund, qui caracole en tête de Bundesliga et devrait sauf cataclysme succéder au Bayern Munich au palmarès national. Mais il est une autre équipe qui épate dans l’un des cinq plus grands championnats du continent: Lille.

Sans véritables vedettes dans son effectif, le groupe dirigé par Rudi Garcia est en train de filer tout droit vers le titre en Ligue-1. Ce qui constituerait son premier sacre depuis… 1954. Ce soir encore, le LOSC est allé imposer son jeu rapide et bien organisé sur la pelouse de Marseille (victoire 1-2), l’un de ses principaux rivaux. Parfois comparé à un Barcelone de seconde zone, le jeu des «Dogues» repose sur un football bien léché, dynamique et un collectif d’une extrême solidité.

S’ils n’ont évidemment pas de Messi ou de Xavi dans leurs rangs, ils peuvent en revanche s’appuyer sur un Mavuba énorme à la récupération et des milieux de terrain qui ne cessent de progresser (Cabaye, Hazard…). Ce cocktail fait trembler la Ligue-1, qui voit ses grands noms tels Bordeaux, Lyon ou Marseille s’essouffler.

Au stade Vélodrome, le LOSC n’a certes empoché les trois points qu’au cœur du temps réglementaire grâce à son joker de luxe Pierre-Alain Frau, mais il a, tout au long du match, fait mal aux Olympiens. Sans une erreur d’arbitrage (penalty oublié) et un réflexe stupéfiant de Mandanda, les Lillois auraient même pu faire la différence bien plus tôt dans la rencontre.

Ce soir, à douze journées de la fin du championnat, seul Rennes est encore sur les talons des hommes de Garcia (49 points chacun). Lyon et l’OM comptent un retard de quatre unités, alors que le PSG est déjà cinq points derrière.

Au petit jeu des pronostics, bien malins ceux qui avaient placé les Nordistes si haut dans le tableau à ce moment de la saison. Mais, pour une fois qu’un candidat crédible au titre de champion de France présente du beau jeu, qui pourrait s’en plaindre?