06/06/2010

Les notes de Suisse-Italie

BENAGLIO (3): pas beaucoup de travail, mais une semi-responsabilité engagée sur le but italien. Il semble en effet que la trajectoire du coup de tête de Quagliarella n'était pas illisible.

LICHTSTEINER (4): affichant une grosse volonté face à des joueurs qu'il affronte régulièrement dans le Calcio, le Zurichois a réalisé une belle première mi-temps avant de baisser au fil du match.

SENDEROS (2): responsable sur le 1-1, il ne brilla jamais. Certes, il sauva à la 26e, mais sa ruade dans le dos de Pazzini aurait mérité un... penalty pour les champions du monde.

GRICHTING (4): un sans-faute, ou presque. Deux petits cafouillages, dont un sur une mésentente avec Wölfli (47e), mais sans conséquence.

ZIEGLER (5): auteur d'une très bonne performance, le joueur de la Sampdoria a plus que jamais marqué des points dans le couloir gauche... et auprès des dirigeants de la Juventus, qui le suivent?

BEHRAMI (4): bon par intermittence, il a malheureusement dû quitter le match avant l'heure de jeu sur une blessure qui ne devrait pas être bénigne. Hélas.

INLER (3): son but réhausse sa note, mais il n'a pas été flamboyant.

HUGGEL (2): il a beaucoup couru, mais n'a pas utilisé un seul bon ballon.

GELSON (4): la surprise du onze de départ a fait mieux que de se défendre. Son duel avec Gattuso a valu par quelques bousculades intéressantes. Le Valaisan tient une meilleure forme que Barnetta.

FREI (1): rien à dire.

NKUFO (1): sorti usé, il paie ses trente-cinq ans face aux champions du monde.

LES REMPLACANTS...

WÖLFLI (4): rien à faire, ou presque, à part une bonne sortie sur un centre ras-terre dangereux.

BARNETTA (2): une nouvelle performance en dessous des attentes. Il a perdu des points ce soir.

DERDIYOK (3): on ne l'a pas vu, si ce n'est sur un modeste coup de tête à la 79e.

YAKIN (4): une bonne entrée. Sa vision du jeu et ses coups de patte n'ont pas d'égaux en équipe nationale.

Egalement entrés en jeu, Magnin et Shaqiri n'ont pas assez joué pour être notés.

De retour du Stade de Genève, Arnaud Cerutti

La Suisse laisse des questions ouvertes

Plein comme un oeuf, le Stade de Genève voulait des réponses aux interrogations soulevées par l'équipe de Suisse depuis qu'elle a entamé sa préparation en vue du Mondial 2010. Prêts à s'enflammer, les 30'000 spectateurs qui avaient rejoint l'antre du Servette FC pour voir l'Italie voulait également savoir si la troupe d'Ottmar Hitzfeld avait vraiment un visage aussi morne que celui aperçu mardi soir contre le Costa Rica.

Une première réponse est tombée, rassurante: la Nati sait aussi mieux jouer qu'elle ne l'avait fait à Sion. Reste que plusieurs questions restent ouvertes, notamment celles concernant les "cas" Frei et Senderos. Ni l'un, ni l'autre, n'ont été en mesure de faire mieux que face aux joueurs d'Amérique centrale. Le premier a joué moins bas, certes, mais les ballons touchés n'ont rien amené, ce qui provoqua une bronca au moment de sa sortie du terrain. Le second, lui, a encore été à l'origine du... but adverse.

C'est sur le score de 1-1, donc, comme en 1982 et 2006, que Suisses et Italiens se sont quittés. "Bons amis", dit-on dans le jargon. La rencontre fut plaisante l'espace d'une demi-heure, avant de baisser de ton. Une première incursion de Lichtsteiner (2e) lança parfaitement le match. Huit minutes plus tard, repiquant sur son pied gauche, Inler, dont ce fut la seule action tranchante du match, trompa la vigilance de Marchetti. Comme il y a quatre ans, les Helvètes ouvraient la marque.

Au lieu de préserver cet acquis, ils se firent malheureusement prendre sur un coup de tête signé Quagliarella, lequel profita d'un double raté de Philippe Senderos. A 1-1, la Suisse ne baissa pas la garde. Behrami (17e) vit son essai être dévié, Frei (29e) cafouilla dans le dernier geste, puis Nkufo (39e) ne put cadrer son coup de tête.

A la pause, la parité était logique, mais ces Helvètes entreprenants avaient séduit et auraient peut-être mérité mieux. Après la pause, le spectateur n'eut plus grand-chose à se mettre sous la dent. La Suisse ne créait plus rien. Huggel courait beaucoup... pour pas grand-chose. Quagliarella (50e) manqua le 1-2, puis une catastrophe survint à la 56e, lorsque Behrami se blessa. Le claquage risque fort de le priver de Mondial.

En fin de rencontre, l'entrée en jeu d'Hakan Yakin modifia le visage helvétique, mais ses deux coups francs bien botté ne donnèrent que des sueurs froides à la Squadra azzurra. Sans plus, hélas pour le joueur du FC Lucerne.

Arnaud Cerutti, de retour du Stade de Genève