08/01/2012

Hirscher, chasseur de gros globe?

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Souvenez-vous janvier dernier. Au sommet de son art, Ivica Kostelic alignait sept victoires en quatorze courses, ainsi que deux autres podiums. Allongé qu'il fut ensuite sur son matelas de points, il put aller chercher le gros globe de cristal de la Coupe du monde lors des finales de Lenzerheide.

Près de douze mois plus tard, la performance du vétéran croate est peut-être en train d'être rééditée à la sauce Marcel Hirscher. Le prodige du ski autrichien cocarde fièrement en tête du classement général après avoir remporté les trois dernières courses.

Intouchable lors du slalom nocturne de Zagreb le 5 janvier, le gamin de la «Wunderteam» vient de signer un double inédit en avalant le géant et le spécial d'Adelboden. Même dans les pires conditions atmosphériques, «Hirschi» a su laisser parler son ski et son immense talent. Fabuleux.

Aujourd'hui, il possède 230 unités d'avance sur Ivica Kostelic. Un écart considérable, qui démontre combien son potentiel est énorme. On le savait capable de titiller les cadors au général, mais peut-être pas d'en prendre si vite la tête. Certes, avec les épreuves de Wengen et de Kitzbühel qui vont se succéder, l'Autrichien risque de voir son trône vaciller et pourrait même perdre sa couronne provisoire, mais il envoie un signal fort pour l'avenir. Pas encore âgé de 23 ans, il possède toutes les qualités requises pour aller loin. Très loin.

L'optimisme est donc de mise autour du skieur originaire de la région de Salzbourg. C'est logique. La décennie à venir pourrait lui appartenir. A condition de ne pas se brûler les ailes. A condition, aussi, de mettre un peu de vitesse dans son calendrier. En super-g, l'intéressé pourrait rapidement jouer un rôle important. Histoire de grappiller quelques points nécessaires pour rester devant, comme avait notamment su le faire... Kostelic à Kitzbühel en janvier 2011.

La confirmation du talent de l'Autrichien passe par un travail quotidien. Par un mental d'acier et une santé à toute épreuve. Les exemples de Daniel Albrecht et de Marc Berthod, disparus trop vite des sommets - même si le premier cité a des circonstances atténuantes - sont là pour rappeler que le ski de compétition, sport ô combien magnifique, reste une discipline où tout est fragile.