02/08/2012

Tramèr en or?

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Il y a une semaine, au moment de dresser une liste non-exhaustive des espoirs suisses de médailles, ils étaient plusieurs à se demander où situer Lucas Tramèr et le quatre poids légers. Sur le papier, l'embarcation helvétique avait bien entendu le profil d'une sérieuse prétendante à une breloque, mais les soucis de poignet récemment connus par le Genevois laissaient planer une incertitude sur ce que pourrait être son avenir olympique.

En deux courses rondement menées, l'intéressé et ses trois complices Gyr, Niepmann et Schürch ont pourtant vite balayé les doutes. Sur le plan d'eau d'Eton Dorney, tout le monde, désormais, les craint. Il faut dire que les Suisses ont su imposer le respect et, tout à l'heure sur le coup de 13 h 10, ils pourraient bien offrir au pays la toute première médaille d'une cuvée 2012 pour l'heure insipide. «Nous visons une breloque», assure un Lucas Tramèr intelligent.

Le garçon renaît à l'ambition après une année difficile. Il mesure d'autant mieux la chance qui est la sienne aujourd'hui lorsqu'il fait la somme des efforts consentis pour se rendre à Londres. L'or de gloire est peut-être arrivée. En tout cas, c'est une médaille - peu importe laquelle - qui lui tend quasiment les bras. Un dernier petit effort et l'aviron suisse retrouvera la place qui est la sienne, dans les livres d'histoire. Après tout, ce n'est pas Tramèr à boire.

01/08/2012

JO: "august" horribilis?

 

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Le 1er août, fête nationale. Vraiment? Il doit y avoir erreur sur la marchandise, tromperie sur la date. A Londres, on n'a en effet pas vu le moindre feu d'artifice avec une croix suisse. Pis, le plat qui y a été servi n'était autre qu'une soupe à la grimace. Ou comment est réapparu le triste syndrome du "swiss spirit", cet état d'esprit typiquement de chez nous qui fait que la plupart de nos athlètes craquent au moment opportun.

On promettait monts et merveilles de "notre" délégation en ce mercredi 1er. Il n'en a rien été. Les quelques (sérieux) espoirs de médailles qui jouaient tout ou partie de leur avenir olympique aujourd'hui ont été quittes pour repartir bredouilles de la capitale britannique. Et le bilan final de 7 à 9 breloques envisagé par le chef Gian Gilli semble avoir déjà fondu comme neige au soleil.

Le Grison n'a pas été aidé par les escrimeurs. En début de journée, ceux-ci ont en effet montré la (mauvaise) voie à suivre à leurs compatriotes. Max Heinzer s'est complètement raté au 2e tour de l'épée. Son pote Fabian Kauter, donné archifavori, n'a pas fait mieux, battu qu'il a été par un inconnu français, lui-même éjecté au tour suivant. Entretemps, la judoka genevoise Juliane Robra avait été trop courte pour passer son premier écueil dans la catégorie des moins de 70 kg.

A 11 h 30, heure de Londres, on pouvait constater que le réveil n'avait pas été brillant. Dans le ciel s'étaient envolés les premiers espoirs. D'autres n'allaient pas tarder à les y rejoindre. Ceux de Mike Kurt, le kayakiste pénalisé pour avoir manqué une porte. Ceux, aussi, de Fabian Cancellara, dominé sur le contre-la-montre. Certes, ses rêves de médaille étaient infimes depuis samedi et sa chute dans la course en ligne, mais les experts - ou enfin ceux que l'on appelle ainsi - nous serinaient que si "Spartacus" avait choisi de s'aligner, c'était simplement car il se savait capable de grimper sur le podium.

Cela n'a pas été le cas. Comme ce ne sera pas le cas non plus pour l'équipe de football ou pour la paire Federer/Wawrinka. Celle-ci a conclu la triste journée suisse par une défaite curieuse en double contre le duo Erlich/Ram. On est loin, très loin de l'exploit de Pékin. Mais, au-delà de cette contreperformance, on se plaît à croire que le numéro 1 mondial aura su garder des forces pour aller enfin chercher cette médaille dont il rêve tant en simple. Il en a les moyens et, évidemment, le talent.

D'ailleurs, on en vient même à se demander si ces JO ne vont pas se terminer comme en 1992 pour la Suisse. Avec une seule médaille au compteur, grâce au tennis. Vingt ans après Marc Rosset, "RF" héros de la nation? Ce ne serait plus une surprise, mais un juste retour des choses.