24/05/2012

Licence: et si Servette...?

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Et si Servette n'obtenait pas sa licence cet après-midi?

Depuis hier soir, l'interrogation circule à 200 à l'heure dans les coulisses du football suisse. S'amplifiant au fur et à mesure que le temps passe, au gré des «on-dit» des uns et des confirmations des autres. Or, à 12 h aujourd'hui, rien n'indique que les Grenat soient privés de Super League, privés d'un avenir européen qui leur tend les bras.

Les bruits de couloir font tout de même peur. Le sport genevois, qui semble ressuscité, tremble sur ses bases, son club phare étant sous la menace d'une relégation sur le tapis vert. Si le SFC venait à ne pas recevoir le précieux sésame pour la Super League, le château de cartes monté en quelques semaines par Hugh Quennec et son staff s'écroulerait d'un seul coup. Cette perspective, évidemment, effraie.

Un tel verdict serait terrible, injuste même, pour un club qui a - a priori - tout bien fait depuis la fuite en avant du désespérant Majid Pishyar. En dehors, les dirigeants se sont activés pour ne pas voir l'institution grenat tomber en faillite. Sur le terrain, les joueurs ont été admirables, exceptionnels d'abnégation, en allant chercher une place européenne en se permettant notamment de mettre un terme aux neuf mois d'invincibilité du FC Bâle.

Si la Swiss Football League venait à refuser la licence au Servette FC, la colère gronderait à Genève et ailleurs. Le club reste une vraie marque du foot suisse et lui fermer les portes de l'élite serait intolérable.

Quand on sait qu'en Espagne les clubs sont surendettés - ils promettent un  hypothétique remboursement pour... 2025 - et qu'ils continuent de jouer les cadors sur la scène européenne, on ne peut s'empêcher de penser que l'affaire Servette n'est qu'un pet dans l'eau dans le foot actuel.

Alors, dirigeants de la SFL, laissez le SFC en Super League. Le foot romand, voire le foot suisse dans son ensemble, vous en seront très reconnaissants.