18/12/2010

Les Lions passent à la casserole

Début février, les derniers tournants de la Coupe de la Ligue de basket se disputeront sans représentant genevois. La «faute» aux Lions de Genève, qui ont concédé une défaite douloureuse contre Monthey, sur leur propre parquet.

L’avantage de jouer à la maison n’a par conséquent pas aidé la troupe dirigée par Michel Perrin. Celle-ci a fait beaucoup trop de choses de travers pour espérer mieux. Certes, elle s’est inclinée d’un tout petit rien, mais c’est bien car elle a longtemps couru après le score qu’elle a cruellement manqué de lucidité dans les moments opportuns.

Et, très franchement, aucune équipe n’a le droit de s’incliner de telle manière. A moins de deux minutes du terme de la rencontre, les Lions avaient en effet les demi-finales à portée de main. Mais ils n’ont ni su jouer, ni su exploiter les failles offertes par une défense montheysanne qui était alors à hue et à dia.

Au final, la défaite est terrible, mortifiante. Aucun fait de match ne peut venir consoler les Genevois. Même la performance de Ronnie Ross, pour une fois à l’aise – est-ce parce qu’il a débuté le match sur le banc? -, ne consolera pas un groupe qui a peut-être laissé échapper plus qu’un match.

En plus de leur déficit d’intelligence dans la gestion des temps faibles adverses, les Lions n’ont pas été aidés par l’arbitrage. Dans l’ultime quart, une décision incroyable de M. Pizio – qui oubliait (!) un retour en zone des Valaisans – a relancé les visiteurs. Cela n’est pas une excuse, mais ça commence à faire beaucoup dans la balance.

Il se pourrait que les lendemains de cette élimination soient plus difficiles que prévus…

04/10/2010

Ces Lions méritent le coup d'oeil

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Avouons-le d’emblée: ces dernières années, le basket genevois de LNA a plutôt fait pitié. Entre des Geneva Devils et un MGS Grand-Saconnex qui erraient comme des âmes en peine dans les bas-fonds du classement, l’amateur de sphère orange avait perdu le goût d’hanter les salles du canton. A force de voir les siens se prendre des claques, l’envie n’y était plus.

Mais le spectateur attendait qu’on lui (re)donne l’envie d’avoir envie. Et, très franchement, au vu de ce qui se dessine du côté des Lions de Genève, il est fort probable que la passion revienne. Oh, bien sûr, ce n’est pas en un petit match que le nouveau club genevois a pu prouver qu’il bataillera avec les meilleurs sur la longueur, mais sa performance de samedi dernier contre les Lugano Tigers, champions de Suisse en titre, laisse augurer des lendemains qui chantent.

On ne parle bien sûr pas de titre national, mais plutôt d’une participation encourageante aux play-offs. Il faut y aller pas à pas dans la construction d’un club qui veut aussi marquer son identité genevoise. D’abord les quarts, ensuite les demi, puis…?

A Genève, on doit aussi (ré)apprendre l’humilité. Les années fastes connues par les Geneva Devils les ont peut-être submergés par moments. Il semble que, après leur participation à la finale du championnat en 2005, ils aient perdu pied.

Cinq ans plus tard, les Diables ont sombré en enfer. C’est au tour des Lions de sortir leur plus belle crinière pour s’en aller défier les Tigres de Lugano, Fribourg-Olympic, Vacallo et les Birstal Starwings, les quatre prétendus cadors de LNA.

Une défaite d’un point a sanctionné leur entrée dans l’élite, mais, devant neuf cents spectateurs tous enchantés au terme de la rencontre, les Genevois ont peut-être remporté leur plus dure rencontre: fidéliser un public. Reste à confirmer pour que ce 2 octobre ne reste pas comme une réussite sans lendemain…