03/02/2011

L'étincelle d'Ottmar

On est aujourd’hui tous en droit de se poser la question, et la Tribune de Genève l’a fait dans son édition de mercredi dernier: faut-il encore croire en Ottmar Hitzfeld? A l’heure où l’ASF s’apprête, de manière totalement stupide, à prolonger jusqu’en 2014 le bail du sélectionneur national, il est en effet venu le moment de poser sérieusement la question de la crédibilité actuelle de l’ancien mentor du Bayern Munich.

S’il fallait répondre maintenant à l’interrogation susmentionnée, la réponse serait non, trois fois non. De un car le bonhomme coûte (très) cher. De deux car ses résultats à la tête de la Suisse ne sont pas convaincants et on en veut pour preuve les qualifications de l’Euro 2012 dans lesquelles sa troupe est en fâcheuse posture. Enfin, troisièmement, car ses choix ont suscité à plus d’une reprise de gros questionnements dans le paysage du foot suisse.

Il est vrai que, quand on est incapables de battre le Honduras et qu’on s’en va perdre au Monténégro, on ne mérite pas de conserver sa place de travail, qui plus est avec des émoluments dépassants les 2 millions de CHF par année. Tout cela est bien clair.

Reste que, ce matin, «Gottmar» a fait quelque chose susceptible de redorer un peu son blason; il a convoqué Blerim Dzemaili en équipe nationale. Enfin, depuis le temps qu’on réclamait la présence de l’ancien Zurichois sous le tricot rouge à croix blanche! Pour aller affronter Malte en match amical, Hitzfeld a décidé de donner sa chance au Parmesan qui, on peut en être certains, ne la laissera pas passer. Reste ensuite à la renouveler, notamment pour aller gagner en Bulgarie à la fin du mois de mars.

Après plus d’une année et demie d’errance, la Suisse est peut-être en train de se retrouver un véritable meneur de jeu, un leader d’équipe. Avec Hakan Yakin, Dzemaili est en effet le seul joueur muni d’un passeport rouge à croix blanche à savoir livrer une passe décisive et à faire des étincelles dans le jeu. Gageons que cela nous changera des sempiternelles incohérences de Gökhan Inler et de la lenteur de Pirmin Schwelger!