05/04/2011

Frei-Streller: bon débarras!

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L’info est tombée peu après 16 heures. Après plusieurs mois d’atermoiements, Alexander Frei et Marco Streller ont finalement décidé de déserter l’équipe nationale avec effet immédiat.

Et, comment dire… Au lieu de nous arracher des larmes d’émotion, cette nouvelle nous fait doucement sourire. Nous réjouit, même. «Bon débarras», serions-nous tenté de leur adresser!

Bien sûr, il est difficile d’oser tirer un tel trait noir sur le passé de celui qui restera encore longtemps comme le plus grand buteur de l’histoire de l’équipe nationale suisse. Seulement, sur les dix années que Frei a passées sous le tricot rouge à croix blanche, on regrette d’avoir dû supporter les trois dernières. Fades. Insipides. Révélatrices, aussi, du caractère arrogant et insupportable du bonhomme.

Son départ en retraite, loin des calamiteuses performances d’une sélection qui ne fait plus rêver personne, hormis Ottmar Hitzfeld, est nécessaire pour enfin passer à autre chose. Même si, depuis 2008, il n’est plus qu’une ombre, le Bâlois aura vécu quelques-unes des plus belles années de la «Nati». Mieux, il aura été l’artisan de quelques-unes de ses plus belles pages. Peut-être aurait-il dû s’arrêter après l’Euro 2008. Malheureusement, il se brisa le genou dès le match d’ouverture. Et alla ensuite de mal en pis. Au point d’attiser la haine de ceux qui l’avaient tant aimé. Alors oui, on ne le regrettera pas.

Pas plus qu’on regrettera le «poids mort» Marco Streller. S’il est un joueur qui n’a rien amené à la Suisse, c’est bien ce grand escogriffe aussi doué avec un ballon qu’un cul-de-jatte. Combien d’actions a-t-il «gaufrées»? Combien d’occasions a-t-il laissé filer? Allez, soyons gentil, on se remémorera en guise d’épitaphe son but dans l’enfer d’Istanbul, où la Suisse devait à tout prix aller chercher son ticket pour le Mondial 2006.

C’était il y a cinq ans, un gouffre, une éternité. A l’époque, Frei et Streller disaient à Köbi Kuhn. «On ira, où tu voudras quand tu voudras». Ils n’ont pas tenu le même discours à Ottmar Hitzfeld. Si seulement ils l’avaient pris avec eux dans leur fuite en avant…