07/08/2011

Inarrêtable Servette?

Quatre matches, sept points. Hormis ses dix premières minutes de la saison contre le FC Thoune, Servette a donc pleinement réussi son entame de championnat. Si ses errements de la première journée lui ont coûté très cher (défaite 1-2), ils ont en revanche eu le mérite de faire prendre conscience au groupe genevois de ses énormes qualités. Oui, les néopromus ont leur place en Super League. Une victoire à Zurich (2-3) dans des circonstances difficiles - n’étaient-ils pas menés 2-0 à l’heure de jeu? - un nul sur le terrain des Young Boys (1-1) et une victoire éclatante sur Lausanne (4-2) hier après-midi l’ont prouvé: ces Grenat, qui visent d’abord le maintien, ont l’étoffe pour faire encore mieux. Ce n’est pas s’enflammer que de l’affirmer.

Les méthodes de Joao Alves ont ça de bon qu’elles parviennent à transcender tout un groupe. Le «père tranquille» portugais est un véritable sorcier. Ses hommes font corps avec lui et c’est tout un club qui poursuit sa renaissance. Des "anonymes" - Baumann, Karanovic, Routis - explosent à la face du foot suisse. En démonstration dans le derby lémanique, les Genevois ont mis en avant leurs qualités techniques et leurs qualités physiques. Au bout d’une heure de jeu, leur adversaire lausannois était étouffé. A l’avenir, il suffira de gommer les imperfections défensives pour que ce SFC se fixe dans la première partie de tableau. Un but comme celui encaissé sur le 3-2 aura d'autres conséquences face à une équipe plus solide que ne l'est le LS.

Depuis 2009 et l’arrivée du technicien lusitanien, quelque chose de magique se passe chez les Grenat. On avait pu craindre, avec l’éviction de Carlos Varela, que le grain de sable allait enrayer la mécanique, mais il n’en a rien été. Servette brille de mille feux actuellement. Malgré son couac initial, il surfe à 200 à l'heure sur la vague de sa fantastique promotion. Il devra le confirmer dimanche prochain sur le terrain d’un Neuchâtel Xamax en crise, puis avec la réception de Grasshopper la semaine suivante. Ceci avant de s’attaquer à deux matches «démentiels», à Sion le 28 août et contre Bâle le 10 septembre.

Mais quelque chose nous dit que ces Genevois-là, armés d’une confiance énorme, ne vont pas trembler.