29/01/2012

Djokovic: la cinglante réponse

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 C'est le genre de moments que l'histoire du tennis n'est certainement pas prête d'oublier. D'année en année, l'Open d'Australie habitue les amoureux de la petite balle jaune à leur fournir des «monuments». Ces derniers temps, on avait notamment eu droit à un épique Federer-Safin en 2005, à un fabuleux Tsonga-Nadal en 2008 ou encore à un terrible Nadal-Verdasco en 2009. Et voilà que Melbourne a «lâché» quatre matches fabuleux en ce début de saison: Nadal-Berdych en quarts de finale, puis les deux demi-finales opposant Djokovic à Murray et Nadal à Federer et, enfin, une finale messieurs complètement folle entre le Serbe et l'Espagnol ont animé une quinzaine géniale.

Mais, comme souvent depuis désormais treize mois, c'est toujours «Nole» qui empoche la mise au décompte final. En Australie, le numéro 1 mondial a réussi à conserver son trophée et à consolider son trône. En livrant des batailles homériques et en faisant valoir son intelligence tactique. Sans quoi il n'aurait certainement pas obligé Nadal à courir lors d'un irrespirable cinquième set final. Sacré pour la troisième fois sur la Rod-Laver Arena, Djokovic se rapproche du «Petit Chelem». Une victoire à Roland-Garros dans quatre mois et le tour sera joué.

L'exploit mériterait d'être salué, mais les attitudes du Serbe continuent de déranger. Simulateur-né, il a usé et abusé de tactiques fatigantes pour déstabiliser Ferrer en quarts de finale, puis Murray au tour suivant. Faisant mine de souffrir de crampes, de soucis respiratoires ou d'une cuisse, il a joué au bluff. Ce que d'aucuns lui avaient reproché par le passé, Andy Roddick en tête.

Même s'il est un (grand) champion, Novak Djokovic n'a pas la classe d'un Roger Federer. Qu'on se le dise! Il n'en demeure pas moins qu'il est le maître de la planète tennis. Après les règnes du Suisse et de Rafael Nadal, le sien semble décidément bien parti pour durer. Car rien n'indique qu'il soit sur une pente descendante, bien au contraire.

Ses rivaux avaient en effet impatiemment attendu cet Open d'Australie pour guetter les premières failles de sa chute. Mais sa réponse a été cinglante, son jeu étant parfaitement en place pour conserver le matricule numéro 1 tout au long de l'année. A aucun moment, «Nole» n'a semblé être prenable. Sa sérénité alors même que l'Ibère avait fait le break dans la dernière manche de la finale - quelle erreur à 30-15 sur son service! - lui a permis de rester dans le coup. Puis d'enfoncer définitivement le clou sur celui dont il est l'incontestable bête noire.

 

25/01/2012

Novak Djokovic, simulateur précoce

 

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Cette fois-ci, trop, c'est trop. On commence à en avoir vraiment marre des simulacres de Novak Djokovic! Non, on ne remet pas en question son niveau tennistique, mais son comportement en match flirte à présent avec l'inacceptable, dépasse même les bornes.

Tout à l'heure contre David Ferrer en quarts de finale de l'Open d'Australie, le Serbe nous a refait une «spéciale». Ou, plutôt, une «Nole», devrions-nous écrire. Comprenez par-là que, lors d'un rare moment où le match ne tournait pas tout à fait comme il le souhaitait, le numéro 1 mondial a commencé à faire mine de se sentir mal, de respirer dans le vide.

Puis, il s'est tenu la cuisse, comme s'il était victime d'un claquage, voire d'une élongation. Le tout avant de finir par torpiller son adversaire espagnol, considérablement gêné aux entournures par la puissance et la profondeur du Serbe. Il mérite incontestablement l'oscar du meilleur acteur.

Alors oui, Novak Djokovic est un très bon joueur. Oui, il va certainement s'en aller conquérir un troisième sacre à Melbourne. Mais, par pitié, qu'il arrête de se croire dans un théâtre ou sur le tournage du prochain film de Stallone. Son attitude est indigne d'un numéro 1 du jeu.

Loin du fair-play incarné par quelques-uns de ses prédécesseurs sur le trône, le simulateur précoce ne mérite pas autant de louanges. Le journal L'Equipe l'a bien compris en ne lui attribuant pas le titre de «Champion des champions 2011». Lequel récompense certes le sportif de l'année au niveau des résultats, mais aussi celui qui fait preuve d'un état d'esprit sain. Ce qui, de toute évidence, n'est pas le cas chez «Nole».

 


 

03/06/2010

Nadal sur la voie royale

Trois nouveaux petits sets ont suffi à assommer Nicolas Almagro. "C'est du béton", titre d'ailleurs L'Equipe ce matin. Rafael Nadal a retrouvé toutes ses sensations sur la terre battue parisienne. La défaite concédée l'année dernière en huitièmes de finale contre Robin Söderling est oubliée. L'Espagnol distille un tennis parfaitement huilé et apparaît injouable, comme il l'a été durant l'entier de la saison sur brique pilée. Imbattable, aussi? La réponse à cette question tombera dimanche après-midi au plus tard, mais force est de reconnaître que Nadal est sur la voie royale pour conquérir un cinquième titre à Paris.

Et, même s'il évolue actuellement sur un nuage, ce n'est certainement pas l'Autrichien Jürgen Melzer, surprise du tournoi, qui s'en ira chatouiller les biscoteaux du futur ex-numéro 2 mondial. Après quatre heures de bataille pour venir à bout de Novak Djokovic, le compatriote de Thomas Muster, âgé de 29 ans, n'aura pas les ressources physiques pour contrecarrer les desseins de "Rafa". Déjà qu'il n'a sans doute pas le potentiel pour créer une autre sensation... "Je viens de jouer le plus beau match de ma vie", concédait-il au terme de son quart de finale. Dur de l'imaginer faire mieux demain.

Et dimanche, même si Berdych, ou plus certainement Söderling, se pointe au rendez-vous de Nadal, la succession de Federer devrait tomber dans les bras de l'Ibère. On ne pense sincèrement pas que le Suédois, bien que parfaitement au point contre Roger mardi soir, puisse rééditer son exploit de 2009.

10:34 Publié dans Sports | Tags : tennis, nadal, roland-garros | Lien permanent | Commentaires (0)