14/09/2011

Djokovic. Une chance pour le tennis, vraiment?

 

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Les gens n'ont sans doute pas fini de s'extasier devant les performances de Novak Djokovic. Avec notamment trois Grands Chelems accrochés à son tableau de chasse et seulement deux défaites concédées cette saison, le tennisman serbe vit sur un nuage, porté qu'il est par les fruits sucrés de la réussite. Après tout, un homme se nourrit de victoires. Et comme l'appétit vient en mangeant, on doute que son règne s'achève demain matin...

Largement supérieur à Rafael Nadal lundi lors de la finale de l'US Open, le numéro 1 mondial a donc mis un point final à son exercice 2011 dans les tournois majeurs. Finalement, seul Roger Federer, magnifique au mois de juin, lui a barré la route d'un inespéré Grand Chelem. Ouf, on l'a échappé belle!

Car oui, on peut le dire, on se demande parfois si l'avènement définitif de Novak Djokovic est véritablement une chance pour le tennis mondial. Connu pour ses simulations d'antan, l'homme joue les démago pour faire oublier un passé sulfureux. Lundi, il a encore dû avoir recours à un «temps-mort médical» pour freiner le numéro 2 mondial, alors que celui-ci semblait en passe, peut-être pas de retourner la situation, mais de l'inquiéter plus sérieusement dans une finale interminable. «J'avais la possibilité de prendre cette pause. J'avoue, ça m'a aidé dans ce quatrième set», a-t-il avoué en conférence de presse.

«Djoko» n'en est pas à son coup d'essai. Il y a quelques mois encore, d'aucuns, dont Tomas Berdych ou encore Andy Roddick, s'étaient plaints de le voir simuler des pseudo-crises avant qu'il ne ressuscite. S'ajoute à cela la récente «affaire» du caisson hyperbare, dont le Serbe s'abreuve pour améliorer ses performances. Après tout, qui peut croire qu'un régime sans gluten vous fait passer du jour au lendemain de l'étiquette de numéro 3 vacillant au statut d'impérial numéro 1 mondial?

Le débat n'est peut-être pas là, mais il se trouve en tout cas dans les yeux rageurs, voire illuminés de l'intéressé. Dans ses moments de joie reflètent une haine rarement aperçue sur les courts de tennis. Une morgue. Comme s'il en voulait à la terre entière. Que ceux qui osent le comparer à John McEnroe revoient leur copie!

Après, ses amoureux tressent les louanges du Djokovic imitateur. Ils en oublient le provocateur, le patriote, voire le démago, qui affiche une casquette des pompiers de New York après avoir gagné l'US Open. Un jour peut-être, il faudra que quelqu'un lui rappelle qu'il en fait trop, beaucoup trop. Le monde du tennis n'a pas besoin de ça!