02/02/2012

La vérité si je mens?

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Mardi soir, Infrarouge, l'émission de la TSR, avait inscrit à son programme un débat concernant l'avenir du football romand. Hélas pour elle, les egos des uns et la méconnaissance des dossiers des autres ont débouché sur un... pet dans l'eau. Pour une fois, le téléspectateur a certes été épargné par les incessantes envolées lyriques d'Ester Mamarbachi, mais pas par les interminables complaintes genevoises et neuchâteloises.

Entre un Cédric Tonoli qui ne faisait que relayer le discours de «Sieur» Pyshiar, un Michel Favre encore sous le coup de la disparition de Xamax et un Jacques Barillon qui tentait de sauver les «boulettes» de Chagaev, il aura péniblement fallu attendre une demi-heure pour que la lumière débarque enfin sur le plateau. On doit cette apparition «mystique» à la prise de parole de Christian Constantin.

Qu'on l'aime ou pas, il faut bien reconnaître que l'omnipotent président valaisan est le seul élément lucide dans le paysage du football romand. Enfin, en ce qui concerne le sujet propre. Après, ses histoires avec l'Uefa, c'est autre chose.

Mais, dans l'analyse des péripéties du ballon rond helvétique, il est bien celui qui maîtrise le mieux les choses. Il n'a d'ailleurs pas manqué de le faire savoir lorsque l'assistant de «Magic» Pyshiar a osé prétendre que Servette était le meilleur club romand. «C'est pas très difficile, si tu veux, car quand tu gagnes un match, on te donne 3 points, alors que moi on m'en enlève». La sortie, prodigieuse, rappelle qu'il ne faut pas se frotter à «Tintin», le roi de la rhétorique, lorsqu'on n'en a pas les moyens.

On aura également saisi que ceux qui veulent être "rois de Suisse romande" pourrait sans autre jouer dans "La vérité si je mens"...

Plus loin, on remerciera encore la TSR d'avoir réussi à exhumer l'improbable Marc Roger. Afin d'analyser les choses du football romand, il n'y avait pas meilleur interlocuteur... pour faire briller les autres. Et pourtant, certains ont réussi la prouesse de ne pas lui arriver à la cheville...

 

11/10/2010

"Nati": cinq ans de haut en bas

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Un beau jour, Ottmar Hitzfeld est devenu "Gottmar". Un Dieu. Il le fut à Dortmund, puis à Munich, bien sûr. Il l'est en revanche beaucoup moins du côté de Feusisberg. Dans la grisaille, la Suisse se repose sur les derniers espoirs qui l'habitent de revenir dans la course à l'Euro 2012. Si faibles ce matin que miser sur une qualification serait osé. Voire plus.

Tout indique en effet que le clap de fin est à quelques heures d'être actionné sur l'aventure liant "Gottmar" à l'ASF. S'ils ne gagnent pas mardi soir contre le Pays de Galles, les internationaux helvétiques pourront abandonner leur dernier rêve. Pour Hitzfeld et son capitaine Frei, la "der" prend une "drôle" de tournure.

Mais, plus de quarante-huit heures après la désillusion de Podgorica, les constats sont les mêmes: mauvais coaching, mauvaise entente sur le terrain, manque de leaders...

Cette Suisse-là ne ressemble plus à grand-chose. Et qui, franchement, voudrait bâtir des châteaux en Espagne avec un champ de ruine? Pas grand monde. A force de se voiler la face, le sélectionneur s'est fourvoyé. Même s'il pousse ses joueurs à la gagne demain soir, le jugement ne sera en rien modifié. Pas joueuse, pas plaisante, pas belle à voir jouer, cette "Nati" est loin, très loin, de celle qui avait soulevé 7 millions de personnes à l'automne 2005. Cinq ans, déjà, qu'elle procurait du bonheur en tourmentant la France, puis en allant surprendre la Turquie dans un irrespirable barrage.

A l'époque, Senderos était décisif, Barnetta magique et Vogel donnait les impulsions nécessaires. Même Koebi Kuhn semblait maîtriser les données! Le décor n'est fondamentalement plus le même. Senderos n'est plus là, Barnetta ne l'est qu'à moitié et Vogel est devenu un apprécié consultant TV. Quant à Kuhn, de sa petite retraite zurichoise, il doit scruter les choses avec un petit sourire en coin. Avec la moitié du salaire d'Hitzfeld, il faisait des miracles. Est-ce à dire que le coût de la baguette magique a pris l'envol?

17/09/2010

Cher Alexander Frei...

Cher Alexander,

Depuis dix ans que je suis dans ce métier, nous nous sommes croisés une demi-douzaine de fois, vous et moi, sans vraiment avoir l’occasion d’échanger, à part les politesses légitimes. La première fois, je m’en souviens très bien, c’était à l’occasion d’un match du tour final de LNA entre Servette et Bâle. Il neigeotait sur les Charmilles. C’était en 2001, c’est dire…

Il y a près d’une année, même sans parfaitement vous connaître, j’avais néanmoins dressé un portrait vous rendant attachant – je crois - dans les colonnes de la Tribune de Genève (http://www.tdg.ch/actu/people/alexander-frei-lorgne-afrique-2009-10-08).

Douze mois plus tard, mes écrits sont moins doux. Dans les divers médias pour lesquels je collabore, ainsi que sur mon blog, j’ai à plusieurs reprises tiré à boulets rouges sur votre petite personne. C’est peut-être sévère, mais une bonne partie de nos compatriotes pense comme moi. Je ne suis pas un docteur ès football, mais force est de reconnaître que vos performances internationales sont en dessous de tout actuellement.

Attention, je n’oublie pas ce que vous avez apporté à l’équipe de Suisse par le passé, mais reconnaissez au moins que vous n’avancez plus depuis plusieurs mois. Ca, tout le monde pourrait l’accepter autour de vous, car les bons et loyaux services rendus ont été assez importants pour que personne ne les omette. Il se trouve malheureusement que vous ne cessez de parler et de vous croire supérieur aux autres. A tel point que, à force d’user et d’abuser de la «Méthode Coué», vous êtes devenu désagréable. Arrogant.

Bien sûr, votre côté gagneur a souvent fait votre force, mais aujourd’hui il vous dessert. Plus personne n’ose croire en vos déclarations fracassantes. Plus personne n’ose croire en vous sous le tricot national. Et pourtant, Dieu sait si vous brillez en Super League. Mais, dès le moment où vous sortez des frontières suisses, vous n’y arrivez plus. Cela ne fait pas honneur à notre football.

Maintenant, on sait l’équipe nationale dos au mur à moins d’un mois du voyage vers Podgorica. Vous, l’ancien chasseur de buts, vous l’ancien renard des surfaces, êtes attendu au tournant. Alors, avant de céder une bonne fois pour toutes votre place à Ben Khalifa et compagnie pour les qualifs du Mondial 2014, par pitié, faites-moi taire et faites-moi passer pour un c... En inscrivant un doublé au Monténégro et en qualifiant la «Nati» pour l’Euro 2012. Hélas, je crois franchement que ce n’est qu’un rêve…

 

04/09/2010

Une bronca pour Frei

Le public saint-gallois avait dégoûté Marco Streller en le sifflant copieusement peu avant l’Euro 2008. Alors auteur d’une prestation sans éclat durant les matches de préparation, le grand escogriffe de l’équipe de Suisse en avait voulu à la terre entière, au point d’annoncer sa retraite internationale. Cette décision ne fut ensuite pas validée par Ottmar Hitzfeld, mais elle n’a pas changé le comportement des spectateurs de l’AFG Arena. Qui, deux ans plus tard, ont remis ça en offrant une bronca à Alexander Frei. Il faut dire que le capitaine de l’équipe nationale a manqué un penalty à l’heure de jeu contre l’Australie. Score final: 0-0.

Une partie de la presse helvétique a fustigé l’attitude du public. Certes, elle peut être contestée, mais il faut peut-être rappeler que, depuis plusieurs mois, le joueur du FC Bâle enchaîne les déclarations fortes, mais ne montre rien sur le terrain dès le moment où il porte le maillot de la sélection. En ne remettant jamais en question ses performances internationales, Frei irrite. Et, finalement, les sifflets qui lui ont collé aux crampons face aux Aussies ne sont qu’un «juste» retour des choses. Forcément, l'intéressé n'a pas dû apprécier. Mais ce n'est pas la première fois que les "fans" suisses s'en prennent à lui. Déjà à Genève, à l'aube de la Coupe du monde 2010, sa sortie du terrain avait été copieusement huée.

Frei n'est plus ce chasseur de buts qu'il était. Mais, au fond de lui, il sait qu'une réussite contre l'Angleterre lui permettrait de retrouver la lumière. Reste à faire en sorte que celle-ci soit décisive. Sinon, on pourra ENFIN appeler Nassim Ben Khalifa pour éclairer le jeu suisse...

 

18:26 Publié dans Sports | Tags : football, frei, sports, sifflets | Lien permanent | Commentaires (0)

02/09/2010

Les petites envies de Monsieur Frei

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Ainsi donc, Alexander Frei aimerait jouer jusqu’en 2014 sous le maillot national. Tout le monde a pris acte des envies de «Monsieur». Lucide, le capitaine de l’équipe de Suisse a toutefois reconnu ce matin en conférence de presse que «cela pourrait ne pas plaire à tout le monde». Et pour cause, les dernières performances internationales de l’intéressé ont plutôt déçu l’opinion publique. Âgé maintenant de 31 ans, le Bâlois marche du tonnerre de Dieu en Super League, mais n’a pas le même rendement une fois endossé le tricot rouge à croix blanche.

Qu’en sera-t-il vendredi soir face à l’Australie en match amical, puis surtout mardi contre l’Angleterre, pour l’entame des qualifications de l’Euro 2012? «J’aborde cela avec une certaine confiance», assure-t-il.

Ottmar Hitzfeld lui saurait gré de compiler les réussites. Son attaquant – on ne peut plus dire buteur à l’heure actuelle – sera d’ailleurs aligné d’emblée demain soir contre les «Socceroos». Pour une mi-temps, au moins. Ce matin, le sélectionneur allemand a dévoilé les contours de ce que serait son équipe-type face aux Australiens. Celle-ci, annoncée comme «expérimentale» ne comporte en réalité que trois véritables surprises.

La titularisation de Marco Wölfli dans les buts n’en est pas une, dans la mesure où Diego Benaglio tient absolument – et on le comprend – à être au chevet de sa femme qui attend leur premier enfant. Au vrai, on n’attendait pas Gelson Fernandes en tant que latéral gauche. Certes, depuis les soucis physiques de Christoph Spycher – désormais retraité -, ce poste pose problème, mais Reto Ziegler, bien que brouillon, semblait tenir la corde. Récemment prêté par Saint-Etienne au Chievo Vérone, le Valaisan a une chance à saisir. Demi défensif de formation, il a déjà joué à cette place. Sans décevoir. Devant lui au milieu, on retrouvera une autre surprise, Albert Bunjaku. L’Albanais d’origine remplace Tranquillo Barnetta. «Il tient pratiquement le même rôle dans le 4-2-3-1 de son club», a souligné Hitzfeld. Le joueur de Nuremberg obtient là sa première titularisation avec l’équipe de Suisse.

Enfin, la dernière surprise se nomme Xavier Margairaz. Retenu après le forfait d’Hakan Yakin, le Vaudois, qui n’a plus porté le maillot national depuis le… 6 février 2008(!), obtient là une chance incroyable de rebondir après des mois et des mois difficiles au FC Zurich. Jamais vraiment remis de sa blessure au genou de 2007, l’ancien joueur d’Osasuna est dans les bons papiers du sélectionneur. «Il a retrouvé ses moyens», se félicite Hitzfeld. Dans l’axe gauche, «Margus» peut marquer des points.

A noter que Sutter (à la place de Lichtsteiner) et David Degen (à la place de Bunjaku qui remplacerait alors Frei en attaque) devraient entrer en jeu à la pause.

EQUIPE CONTRE L’AUSTRALIE: Wölfli – Lichtsteiner, Affolter, Grichting, Fernandes – Shaqiri, Inler, Maragairaz, Bunjaku – Frei - Derdiyok.

L’EQUIPE QUI POURRAIT COMMENCER CONTRE L’ANGLETERRE:

Benaglio (ou Wölfli) – Lichtsteiner – von Bergen, Grichting, Ziegler – Shaqiri, Inler, Margairaz (ou Fernandes) – Frei – Derdiyok.