10/05/2011

Lilian Thuram, vraiment antiraciste?

Ces dernières heures, l’affaire des quotas a plus fait parler le football français que le suspense régnant dans la course au titre réunissant Lille, l’OM et l’OM. C’est dire la portée prise par les révélations du site Mediapart, qui ont donné à tout le monde, grands penseurs ou pas (la preuve, même Zidane a parlé), de donner son avis sur un sujet qui a pris de vitesse Laurent Blanc.

Mais, s’il en est un qui aime par-dessus tout causer, y compris pour ne rien dire, c’est Lilian Thuram. Et, après avoir entendu ses récentes phrases, nous revient une autre à l’esprit, signée Patrice Evra, qui disait voici une année que «il ne suffit pas de porter des lunettes et un chapeau pour être Malcolm X». Alors certes, le défenseur de Manchester United, capitaine pas courage du tout lors du Mondial 2010, n’a pas vraiment de raisons de donner des leçons, mais Thuram non plus.

Or, depuis quelques années, le héros de France-Croatie 1998 s’est mué en chantre de l’antiracisme. Mais ne serait-ce pas que de la poudre aux yeux? En effet, tout laisse à croire que «Thuthu» pratique le racisme «à l’envers», à savoir une discrimination des… Blancs.

Cette idée n’en est que renforcée par les déclarations de Christophe Dugarry, son partenaire champion du monde. «Le soir de notre titre, alors qu’on avait la Coupe en mains et qu’on faisait des photos, Lilian a dit aux autres joueurs Noirs: «Allez les Blacks, on en fait quelques-unes, rien qu’entre nous!» Qu’est-ce que cela aurait été, si un Blanc avait agi ainsi…»

Thuram mélange les genres, puis se prend carrément les pieds dans le tapis quand il prétend, au Grand Journal de Canal +, qu’il ne voit pas le problème de faire des photos entre Noirs. Or, en agissant ainsi, il exclut les Blancs. Sans doute aurait-il porté plainte si le pâlichon Franck Leboeuf avait proposé à ses camarades de sélection de virer les joueurs aux racines africaines des clichés.

La discrimination pure et dure version Thuram fait peine à voir. Comme le rappelait justement un blogueur français, «il ne faut pas jouer les riches quand on n’en a pas les moyens»…