21/07/2010

Stocker, la promesse retrouve du souffle...

 

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«Valentin Stocker est un passionné, un vrai gagneur. Mais, comme tout le monde, il va lui falloir confirmer.» Fin août 2008, la phrase était sortie de la bouche de Pierre-André Schuermann, alors entraîneur des internationaux M21 ans helvétiques. Deux ans plus tard, elle prend encore plus de sens, quand on sait que le joueur haut-valaisan a vu son étoile s’essouffler.

Lorsque «Schuschu» avait parlé de son poulain de l’époque, celui-ci venait de faire les gros titres de la presse helvétique. Un début de saison tonitruant avec le FC Bâle l’avait placé sous les feux des projecteurs, dans la continuité d’une fin d’exercice précédent qui avait déjà failli le propulser dans le cadre de Köbi Kuhn pour l’Euro austro-helvétique. Au cœur de l’été 2008, donc, Stocker faisait partie des leaders d’un FCB qualifié pour la Ligue des champions. Retenu sous le tricot national pour la grande première d’Ottmar Hitzfeld, durant laquelle il… marqua (!), il attirait tous les superlatifs. «Une vraie promesse?», m’étais-je toutefois interrogé dans les colonnes de la TG.

Le point d’interrogation était légitime, tant une carrière ne s’écrit pas en trois petits mois ni en cinq dribbles percutants. La suite me donna raison. Durant une année et demie, Stocker est rentré dans le rang. La concurrence et un physique fragile avaient mis à mal ses sensations. Une arrivée trop rapide sur le devant de la scène l’avait sans doute éreinté. Mais, au début de l’année 2010, «Val» a repris du poil de la bête, retrouvé sa force de percussion et porté le FCB vers le titre national. «Jusqu’au dernier moment, j’ai hésité à l’embarquer dans l’aventure en Afrique du Sud», confirma Hitzfeld.

Non retenu pour la débandade helvétique, le milieu de terrain de Bâle n’en a pas tenu ombrage au sélectionneur. «Comme tous les Suisses, j’ai supporté la Nati», confie-t-il dans une excellente interview accordée au Sport Magazin du Blick. Il revient également sur son parcours, digne des montagnes russes. A seulement vingt et un ans, Stocker a déjà beaucoup appris. «Je suis subitement arrivé très haut, alors qu’on ne me connaissait pas. Peut-être était-ce mon destin. J’étais au bon endroit au bon moment…»

Il parle ainsi de 2008. Vingt-quatre mois plus tard, le voici de nouveau attendu au tournant. Auteur de deux assists pour la reprise du championnat (victoire de Bâle 3-2 contre Zurich), il emprunte la bonne voie. Celle d’une nouvelle convocation internationale, à l’heure où la Suisse cherche des jeunes prêts à s’installer durablement dans un cadre qui s’essouffle. Après avoir vu sa première carrière pécloter, le Valaisan est en passe de très bien rebondir. Avec une nouvelle participation à la Ligue des champions en ligne de mire?