alexander frei - Page 2

  • C'est ça le sport?

     

    Il fut un temps où la réussite, dans le sport, se mesurait à l’aune des efforts fournis à l’entraînement et des litres de sueur lâchés en compétition. Aujourd’hui, on se demande parfois si tout cela n’appartient pas au passé.

     

    Quand on voit ce qu’on voit et que l’on sait ce qu’on sait, eh bien on a raison de penser que le sport court à sa propre perte. Ce ne sont pas les multiples affaires qui écornent l’image du cyclisme qui nous feront dire le contraire. Après Alberto Contador, c’est le grimpeur italien Riccardo Ricco qui a replongé. Une autotransfusion a failli le laisser pour mort dans sa maison d’Emilie-Romagne. Lui qui rêvait de briller à nouveau sur le Tour d’Italie avait minutieusement axé sa préparation en planifiant de se réinjecter son propre sang. Le rythme des transfusions l’intéressait vraisemblablement plus que les séances d’entraînement. Son crime est d’être malade du dopage. Et rien ni personne ne pourra pardonner à l’Italien d’être un multirécidiviste.

     

    Après les autotransfusions, c’est le fameux terme «mystérieux virus» qui a animé la quinzaine sportive. Depuis deux ans maintenant, Carlo Janka, l’un des plus grands skieurs de la planète, souffrirait d’un mal non identifié. On veut bien le croire, mais, après que Swiss-Ski nous eut caché que le Grison était d’atteint d’arythmie cardiaque, on est aussi en droit de se demander si tout le monde n’est pas au courant de l’origine de son mal. Ses détracteurs parlent de produits interdits. Mais rien ne le confirme. Surtout pas ses performances aux Mondiaux de Garmisch, dont il a dû précipitamment partir après un gros coup de fatigue.

     

    Une chose est sûre en tout cas: même s’il est certainement lui aussi gangréné par le dopage, le football possède ses propres «anges blancs», à savoir les footballeurs de l’équipe de Suisse. Eux, au moins, on est persuadés qu’ils sont «propres comme des sous neufs». Sinon comment expliquer leur nouvelle pathétique performance? Après le Luxembourg, c’est la terrible sélection maltaise qui est venue leur mettre des bâtons dans les roues. Frei et les siens étaient tellement mauvais à La Valette que même une autotransfusion n’y aurait rien changé.

     

  • Frei aïe aïe...

    Tout et son contraire a été dit depuis une semaine au sujet d'Alexander Frei.  Mais on est prêts à miser gros sur le fait qu'on le reverra un jour sous le maillot de l’équipe de Suisse. Peut-être pas au mois de novembre contre l’Ukraine, mais le capitaine - abandonné par son public - ne délaissera pas son brassard sur une sortie aussi pathétique que celle qu’il a connue à Bâle contre le Pays de Galles.

    Son tempérament va le pousser à tenter de répondre aux sifflets du Parc Saint-Jacques. Mais en a-t-il seulement les moyens? On peut se poser la question, car, soyons francs, l’ancien renard des surfaces n’est plus qu’une ombre et le fait que les fans de l’équipe de Suisse l’aient hué ne nous choque pas plus que cela. Comme le rappelait très justement Paul-André Cornu, président d’Yverdon-Sport, dans les colonnes du Matin: «Aujourd’hui, les gens critiquent moins le fait qu’il ne marque plus que son comportement, qui peut être perçu comme méprisant.» Arrogant, le Bâlois n’est pas le leader qu’il devrait être. Pis, il est devenu un poids dans le groupe suisse. 

    Dans le même article du quotidien orange, l’ancien international Georges Bregy livrait également une analyse très pertinente de la situation que traverse l’ex-Servettien: «Frei veut tout faire alors qu’il n’en a manifestement pas les capacités. Quand il doit être là, il n’est plus là. Sa présence est pesante au sein même du groupe. Il crispe ses coéquipiers, qui avaient tous été contents de gagner sans lui contre l’Espagne au Mondial. Le jour où il a inscrit son quarantième but international, il avait repoussé ceux qui voulaient le féliciter pour montrer qu’il était. Un tel comportement en dit long sur sa personnalité...»

    Le malaise est perceptible à des kilomètres. Depuis la blessure qu’il a contractée avant d’embarquer pour l’Afrique du Sud, le Bâlois est crispé, crispant surtout. Son rendement est en dessous de tout. Sauf en club. Où même son entraîneur Thorsten Fink reconnaît qu’il n’aurait pas dû jouer le Mondial!

    La Suisse à dos, Alexander Frei rumine aujourd’hui sa colère. Et sa peine, aussi, car il est évidemment touché par le sort qui lui est réservé. Ses gestes en quittant la pelouse à la 79e minute du match contre le Pays de Galles semblaient signifier la fin de sa carrière internationale. Avec le temps et après une discussion avec Ottmar Hitzfeld, le meilleur buteur de l’histoire de la Nati reviendra-t-il sur sa décision? «Je le souhaite, confesse le sélectionneur. Il faut absolument que je discute avec lui avant le mois de novembre. Mon but est qu’il poursuive l’aventure avec nous. Alexander est et restera notre capitaine. Il ne faut pas qu’il prenne une décision à la hâte. J’ai été choqué par les sifflets qui ont accompagné sa prestation

    L’ancien mentor du Bayern Munich ne s’entête-t-il pas avec un homme de caractère qui pense d’abord à ses intérêts personnels plutôt qu’aux intérêts collectifs? A notre sens, la réponse est oui. D’autant plus que le Frei de 2010 n’est plus le Frei de 2005. Il n’est pas irremplaçable, même sous le tricot national. «Quand on évoque l’Alex meilleur buteur du Championnat de France, on parle d’une époque révolue», assène Christian Constantin, le boss du FC Sion. Qui, même s’il ne fait pas l’unanimité, sait de quoi il cause.

    Muet face à la presse comme devant le but, l’ex-attaquant du Stade Rennais n’a pour sa part pas daigné réagir aux flèches dont il est victime aux quatre coins du pays. «Je n’ai rien à dire», lança-t-il aux journalistes qui l’attendaient à l’entraînement, au lendemain de sa sortie conspuée contre les Gallois. Toujours prompt à «l’ouvrir» pour faire de grandes déclarations d’intention avant les matches, Frei l’écorché-vif peine dorénavant à assumer ses ratés. En faisant le poing dans sa poche et en reconnaissant ses erreurs, le Bâlois retournerait déjà très vite l’opinion publique. Laquelle ne supporte plus sa «tête de lard» et son manque d’impact dans le jeu. Arrive un moment où il faut savoir tourner la page. «C’est ce qu’avaient su faire Bregy ou Geiger», conclut Constantin, dans Le Matin.

  • Alexander Frei: clap de fin?

     

     

    121030_BAS503_86e4104e[1].jpg

    Personne n'en parle ce matin, mais le match nul arraché à Londres par le Monténégro n’arrange pas vraiment les affaires de l’équipe de Suisse. Mais il est vrai le sujet qui va occuper les esprits helvétiques ces prochaines heures concerne davantage Alexander Frei que le leader du groupe.

    Conspué par les spectateurs pour sa fade performance de hier soir, le capitaine de l’équipe de Suisse n’a pas pu rester insensible aux sifflets de… son public bâlois. En rejoignant le banc lorsque Hitzfeld le remplaça par Derdiyok à la 79e minute, il a multiplié les gestes, comme pour laisser entendre qu’il venait de vivre sa dernière sélection. «Alex ne doit pas arrêter», a lancé Hitzfeld.

    Reste que, depuis plus d’une année maintenant, son attaquant ne trouve plus le chemin des filets. Pis, il ne parvient plus à mettre le feu dans les défenses adverses durant les matches internationaux. A 31 ans, l’ancien Servettien est devenu un poids dans son équipe. Après sa sortie, on a vu la Suisse se libérer. La performance de son remplaçant, éblouissant en dix minutes, a amplifié le malaise. Mais, orgueilleux, Frei va certainement réfléchir durant l’hiver.

    On l’imagine assez bien faire l’impasse sur le match amical contre l’Ukraine avant de revenir en mars pour affronter la Bulgarie. A moins que, d’ici-là, Hitzfeld ne songe enfin à faire confiance aux jeunes. Affaire à suivre.

     

  • Cher Alexander Frei...

    Cher Alexander,

    Depuis dix ans que je suis dans ce métier, nous nous sommes croisés une demi-douzaine de fois, vous et moi, sans vraiment avoir l’occasion d’échanger, à part les politesses légitimes. La première fois, je m’en souviens très bien, c’était à l’occasion d’un match du tour final de LNA entre Servette et Bâle. Il neigeotait sur les Charmilles. C’était en 2001, c’est dire…

    Il y a près d’une année, même sans parfaitement vous connaître, j’avais néanmoins dressé un portrait vous rendant attachant – je crois - dans les colonnes de la Tribune de Genève (http://www.tdg.ch/actu/people/alexander-frei-lorgne-afrique-2009-10-08).

    Douze mois plus tard, mes écrits sont moins doux. Dans les divers médias pour lesquels je collabore, ainsi que sur mon blog, j’ai à plusieurs reprises tiré à boulets rouges sur votre petite personne. C’est peut-être sévère, mais une bonne partie de nos compatriotes pense comme moi. Je ne suis pas un docteur ès football, mais force est de reconnaître que vos performances internationales sont en dessous de tout actuellement.

    Attention, je n’oublie pas ce que vous avez apporté à l’équipe de Suisse par le passé, mais reconnaissez au moins que vous n’avancez plus depuis plusieurs mois. Ca, tout le monde pourrait l’accepter autour de vous, car les bons et loyaux services rendus ont été assez importants pour que personne ne les omette. Il se trouve malheureusement que vous ne cessez de parler et de vous croire supérieur aux autres. A tel point que, à force d’user et d’abuser de la «Méthode Coué», vous êtes devenu désagréable. Arrogant.

    Bien sûr, votre côté gagneur a souvent fait votre force, mais aujourd’hui il vous dessert. Plus personne n’ose croire en vos déclarations fracassantes. Plus personne n’ose croire en vous sous le tricot national. Et pourtant, Dieu sait si vous brillez en Super League. Mais, dès le moment où vous sortez des frontières suisses, vous n’y arrivez plus. Cela ne fait pas honneur à notre football.

    Maintenant, on sait l’équipe nationale dos au mur à moins d’un mois du voyage vers Podgorica. Vous, l’ancien chasseur de buts, vous l’ancien renard des surfaces, êtes attendu au tournant. Alors, avant de céder une bonne fois pour toutes votre place à Ben Khalifa et compagnie pour les qualifs du Mondial 2014, par pitié, faites-moi taire et faites-moi passer pour un c... En inscrivant un doublé au Monténégro et en qualifiant la «Nati» pour l’Euro 2012. Hélas, je crois franchement que ce n’est qu’un rêve…